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Journée de la femme digitale: l’éducation comme premier levier du développement

Malgré les contraintes imposées par la pandémie de Covid-19, l’ambition de la Journée de la femme digitale en Afrique, qui se déroule ce 2 juillet, reste la même : bâtir des ponts entre les femmes africaines et européennes qui imaginent et mettent en œuvre des solutions concrètes et qui participent ainsi à la croissance économique de l’Afrique.

Les femmes et la science, les femmes et la tech, l’éducation comme premier levier du développement. Ces thèmes sont au centre des échanges de cette 2e édition de la Journée de la femme digitale en Afrique.

Arielle Kitia y participe virtuellement. Elle a fondé Caysti en 2017. « C’est une organisation spécialisée dans la conception et dans la promotion d’outils innovants, comme les logiciels et les plateformes, qui vont permettre un accès égalitaire à une éducation de qualité », dit-elle. « Depuis 2017, nous avons formé près de 7 200 enfants essentiellement au code et à la robotique ; l’idée étant de développer leur créativité, pour qu’ils soient productifs, autonomes et épanouis à l’heure de la révolution digitale », explique Arielle.  

Caysti forme des enfants et des adolescents de 7 à 15 ans. L’objectif est d’inculquer la passion du codage et de la robotique dès le plus jeune âge, mais c’est à chaque bénéficiaire de cette formation de développer sa créativité et de faire son propre chemin. Pour la première fois, l’association a lancé le 29 juin à Yaoundé un nouveau programme destiné aux seniors. 

La tech tournée vers la santé

Pour Corinne Maurice Ouattara, la créativité s’est imposée à elle. Conceptrice de bracelets et de médaillons électroniques qui permettent d’avoir à tout moment sur soi les informations sur sa santé, elle est partie d’une histoire personnelle et du décès, à 23 ans, d’Awa Fadiga, mannequin morte dans une salle d’attente en 2014 à Abidjan. « Elle est décédée à l’hôpital après une très longue attente, les médecins avaient besoin d’informations pour sa prise en charge. En même temps que je travaillais dessus, je pensais à moi, parce que je suis allergique à beaucoup de médicaments. On m’a injecté une fois du quinimax alors que j’étais allergique et je me suis réveillée enflée », raconte-t-elle.

Il n’en fallait pas plus pour que Corinne Maurice Ouattara se mette à chercher une solution qui pourrait sauver des vies. Elle a imaginé le pass santé mousso, une plateforme web et mobile. « 70 % des décès aux urgences sont dus aux erreurs médicales. Et même quand j’ai un carnet de santé, que je pars à l’hôpital, ils ne savent pas souvent où les informations sont archivées, lorsque ton médecin n’est pas là. C’est assez difficile », souligne Corinne Maurice Ouattara. 

«Avoir à portée de main ces informations qui peuvent nous sauver la vie»

Le pass santé mousso, c’est un carnet de santé électronique. Les informations médicales stockées dans un bracelet ou un médaillon sont accessibles aux urgentistes à aux médecins traitants. 48 cliniques ont adhéré aujourd’hui à la plateforme pass santé mousso, réparties dans cinq villes ivoiriennes. Avec le soutien notamment du PNUD, Corinne Maurice Ouattara va étendre sa solution aux zones rurales. Mais, bracelet et médaillon ne sont pas gratuits.      

« Le pass santé coûte la première année au moment de l’acquisition 5000 francs CFA et par la suite, les abonnements coûtent 2000 francs CFA, soit environ 3 euros », dit-elle. Puis d’ajouter : « Avant la crise on était à 15000 bénéficiaires, donc adhérents, sur notre plateforme ; aujourd’hui avec la situation du Covid-19, on est à 20000, parce que les gens ont compris quil est important de pouvoir avoir à portée de main ces informations qui peuvent nous sauver la vie. »

Les adhérents au pass santé mousso sont en majorité des adhérentes, surtout des femmes enceintes et celles qui ont des enfants à bas âge.  

Source : rfi.fr

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